Ou : "Les lettres de refus" partie 2
De : Thomas Dupuis
Date : 30/05/2006 16:14
Objet : un mec ordinaire
"Bonjour,
nous avons bien reçu et lu votre projet intitulé "Un mec Ordinaire", mais c'est encore loin d'être au point et ça n'est pas vraiment le type de récit que nous avons envie d'éditer.
Votre dessin est encore assez mal fichu, le seul conseil pour l'améliorer, c'est de faire régulièrement des croquis d'après nature, ça aide énormément.
Malgré les maladresses, c'est bien raconté, clair, relativement sobre. J'ai trouvé votre récit assez touchant, l'idée du voyage dans le temps pour retrouver son enfance est assez proche d'une bande dessinée japonaise que vous connaissez peut-être qui s'appelle "Quartier Lointain" de Jiro Taniguchi. Par contre, les textes sur vos influences en terme de voyage dans le temps ne sont pas utiles à mon avis, ou alors il vaudrait mieux faire un seul texte au début ou à la fin de l'histoire.
En même temps, est-ce que ça n'aurait pas été mieux de faire un simple récit autobiographique de ce moment de votre enfance, plutôt qu'avoir recours à l'artifice du voyage dans le temps ?
En vous remerciant de votre envoi, veuillez recevoir nos sincères salutations.
Thomas Dupuis
Ed. Flblb"
Celui-là, je l'aime bien. Il est assez direct, voir même un peu méchant par moment, mais je ne pense pas qu'il ai foncièrement tort.
Au moins, il prouve qu'il a lu le récit (peut-être pas ses à-côtés où je parle de "Quartier Lointain") et je suis content qu'il le trouve sobre, car c'était ce que je recherchais.
Merci.
"L'expérience et le comportement qualifiés de schyzophréniques représentent une stratégie particulière qu'une personne invente pour supporter une situation insupportable." R.Laing
mardi, mai 30, 2006
Comité de Lecture
Ou : "Les lettres de refus" partie 1
De : Comité de lecture
Date : 30/05/2006 15:23
Objet : Un mec ordinaire
"Cher Nicoco,
Le marché de la BD étant tellement saturé en ce moment que nous ne
pouvons répondre favorablement à votre projet.
Désolé et bonne chance dans vos démarches.
Cordialement
Pierre Paquet"
Oui, je sais que la première phrase est étrange, mais c'est ça.
Merci, c'est gentil.
De : Comité de lecture
Date : 30/05/2006 15:23
Objet : Un mec ordinaire
"Cher Nicoco,
Le marché de la BD étant tellement saturé en ce moment que nous ne
pouvons répondre favorablement à votre projet.
Désolé et bonne chance dans vos démarches.
Cordialement
Pierre Paquet"
Oui, je sais que la première phrase est étrange, mais c'est ça.
Merci, c'est gentil.
dimanche, mai 14, 2006
Des otistes, des lesbiennes et des connards
Voici le résumé de mon rêve du jour.
J'ai donc révé, entre autres, de Shane (dans "the L Word", la brune sur la photo) , d'un chien husky qui me comprennait, me parlait, vomissait et tombait de plusieurs étages, sans oubler d'un Phillippe Bertrand haïssable à mon corps défendant qui n'a rien à voir, si ce n'est son nom avec Bertrand Phillippe.
En fait, j'était un genre d'agent secret et j'allais, avec mon équipe, chez une madame pour aller chercher un objet ou une information. En fait, une clef. D'ailleurs, je me souviens qu'à ce moment du rêve, j'étais pas loin de la porte d'entrée et le bas de celle-ci était ouvert pour pouvoir y faire passer un type vu plus tôt et qui passe par tous les trous (même les plus désagréables), mais il ne s'en est pas servi, quoiqu'il y ai passé le bras. Bref, en sortant, je tombe sur un version des x-men, avec, entre autres, Shane et Phillippe, pour qui, dans mon rêve, je ressens un dégout immense (bien plus que dans la réalité. Enfin, la veille, c'était de Fiona dont je révais. Elle se demandait pourquoi je ne retournais pas ses appels (je ne les reçois tout smplemen pas, ceci explique cela)). Enfin, je traverse le groupe et Shane, sans que je ne le sache vraiment, me suis.
Je ne m'en rend compte qu'une fois devant la porte de la dame avec la clef, après avoir traversé un chemin rocailleux, descendu un esalier et hésité à prendre le couloir à gauche.
Alors, Shane me dit qu'elle est avec nous (mon équipe et moi) et, au seuil de la porte donc, nous nous embrassons dans tous les sens, langoureusement, lovés l'un dans l'autre (oui, elle me plait aussi dans la vraie vie, son petit côté androgyne, tout ça...).
Puis, je rentre dans la pièce et il y a mon pôte, le chien husky. Il va regarder sur l'ordinateur de la dame pour y chercher les informations d'importance, puis je vois qu'il se retient de vomir alors je lui demande :
-Tu te sens mal ?
-Je crois que je vais vomir...
-Bon, va à la fenêtre prendre l'air, je m'en occupe.
Il y va, mais manque de tomber (ça, c'est un québequisme, Dr F.). J'essaie de le retenir, mais c'est trop tard, il me glisse des mains et chute d'un étage. Il se remet malgré tout en bord de balcon et rebelote. Il retombe sur ses pattes et je retourne à mes moutons.
En effet, je me rend compte au sortir de la pièce que l'on est pas allé assez loin, qu'au lieu de prendre la première porte, il fallait poursuivre dans le couloir, vers une salle d'exposition un peu plus loin. Là, je vois une sorte de Charlie qui m'explique tout, mais c'est très flou, je ne me souviens plus trop de ce qu'il diait. Mais, je sais que l'on était entouré de sculptures diverses.
Avant tout ça, je suis à Beynac, dans le lit qu'occupait Seb (lit que j'ai occupé un an avant de partir sur la ligne de front en 1999), avec Choucroute et le Nelge, de Oti-island qui me parlaient, voire se moquaient de quelque chose me concernant, sans que je puisse me suvenir de quoi.
Voilà, c'est sensiblement tout ce dont je me souviens.
Ah oui, non. Dans mon rêve, j'avais des micro-favoris.
J'ai donc révé, entre autres, de Shane (dans "the L Word", la brune sur la photo) , d'un chien husky qui me comprennait, me parlait, vomissait et tombait de plusieurs étages, sans oubler d'un Phillippe Bertrand haïssable à mon corps défendant qui n'a rien à voir, si ce n'est son nom avec Bertrand Phillippe.
En fait, j'était un genre d'agent secret et j'allais, avec mon équipe, chez une madame pour aller chercher un objet ou une information. En fait, une clef. D'ailleurs, je me souviens qu'à ce moment du rêve, j'étais pas loin de la porte d'entrée et le bas de celle-ci était ouvert pour pouvoir y faire passer un type vu plus tôt et qui passe par tous les trous (même les plus désagréables), mais il ne s'en est pas servi, quoiqu'il y ai passé le bras. Bref, en sortant, je tombe sur un version des x-men, avec, entre autres, Shane et Phillippe, pour qui, dans mon rêve, je ressens un dégout immense (bien plus que dans la réalité. Enfin, la veille, c'était de Fiona dont je révais. Elle se demandait pourquoi je ne retournais pas ses appels (je ne les reçois tout smplemen pas, ceci explique cela)). Enfin, je traverse le groupe et Shane, sans que je ne le sache vraiment, me suis.
Je ne m'en rend compte qu'une fois devant la porte de la dame avec la clef, après avoir traversé un chemin rocailleux, descendu un esalier et hésité à prendre le couloir à gauche.
Alors, Shane me dit qu'elle est avec nous (mon équipe et moi) et, au seuil de la porte donc, nous nous embrassons dans tous les sens, langoureusement, lovés l'un dans l'autre (oui, elle me plait aussi dans la vraie vie, son petit côté androgyne, tout ça...).
Puis, je rentre dans la pièce et il y a mon pôte, le chien husky. Il va regarder sur l'ordinateur de la dame pour y chercher les informations d'importance, puis je vois qu'il se retient de vomir alors je lui demande :
-Tu te sens mal ?
-Je crois que je vais vomir...
-Bon, va à la fenêtre prendre l'air, je m'en occupe.
Il y va, mais manque de tomber (ça, c'est un québequisme, Dr F.). J'essaie de le retenir, mais c'est trop tard, il me glisse des mains et chute d'un étage. Il se remet malgré tout en bord de balcon et rebelote. Il retombe sur ses pattes et je retourne à mes moutons.
En effet, je me rend compte au sortir de la pièce que l'on est pas allé assez loin, qu'au lieu de prendre la première porte, il fallait poursuivre dans le couloir, vers une salle d'exposition un peu plus loin. Là, je vois une sorte de Charlie qui m'explique tout, mais c'est très flou, je ne me souviens plus trop de ce qu'il diait. Mais, je sais que l'on était entouré de sculptures diverses.
Avant tout ça, je suis à Beynac, dans le lit qu'occupait Seb (lit que j'ai occupé un an avant de partir sur la ligne de front en 1999), avec Choucroute et le Nelge, de Oti-island qui me parlaient, voire se moquaient de quelque chose me concernant, sans que je puisse me suvenir de quoi.
Voilà, c'est sensiblement tout ce dont je me souviens.
Ah oui, non. Dans mon rêve, j'avais des micro-favoris.
samedi, avril 15, 2006
C’est un courrier pour toi, Cécile Maedonis.
Depuis le temps, tu le mérites bien.
Je suis en train de relire quelques bribes de nos conversades sur msn, que j’ai conservées sans même m’en souvenir sur un cd quelconque, un cd que je gardais avec moi pour tout autre chose. Les bribes ont précédé le retour du roi de 2004-2005 (le roi, c’est moi).
Et je crois avoir enfin compris l’éloignement que j’ai ressenti durant ce retour. Nous nous sommes éloignés, c’est indéniable. J’ai longtemps mis ça sur le compte de ta relation parfaite avec C., puis, j’ai mis ça sur le compte de mon propre empressement. Puis, sur notre place dans nos environnements respectifs.
Mais, ce n’était pas satisfaisant. Cela n’expliquait pas sans l’ombre d’un doute raisonnable le fait que nous soyons passés d’une relation communicative relative à une mise en sourdine totale. Cela n’expliquait pas que tu ai disparu aussi vite de ma vie.
En relisant ces messages, je crois que j’ai compris.
Je ne t’ai tout simplement pas vu grandir. Devenir Cécile, la femme. Parce que tu es une femme, maintenant.
Je sais bien que tu dois le savoir, mais je me sens obligé de l’écrire, je n’arrive pas vraiment à me l’imaginer. Tu es restée si longtemps la Cécile du lycée, à mes yeux.
Et c’est là toute mon erreur.
Tu m’as envoyé un texte, début juin 2003, un texte où tu exprimes, entre autres choses, ta crainte de me décevoir et ton incompréhension face à mes certitudes quant à nous, quant à ce que je ressentais pour toi. Je dois t’avouer qu’effectivement, je ne doutais pas de notre amour, je ne doutais nullement que toi et moi, ça pouvait être pour la vie…Pas une seule seconde, je t’assure, pas une seule fois, je me suis dit que je pouvais te décevoir. Pour ta part, tu ne m’as pas déçu. Aucunement. Quand on parle de personne aveuglée par l’amour, si jamais on devait en chercher une définition dans un dictionnaire, il est certain que l’on y verrait ma photo, fig. A : Nicoco aveuglé par son amour pour la jolie Cécile.
Parce que, ouais, je ne pensais qu’à toi, qu’à nous. Parce que pour moi, il ne s’était pas écoulé un an et demi, parce que pour moi, le monde entier s’était figé dans l’attente de nos retrouvailles et ce, depuis le 09 octobre 2001.
La première fois où nous nous sommes revus, c’était comme si je retournais au David-Neel quelques jours après ma fuite. Comme si nous n’avions pas bougés. Je n’avais pas de craintes de te décevoir, car je ne voyais pas notre séparation, mon absence physique comme étant un arbre à phantasmes. La déception ne vient que de la confrontation entre les fruits du fantasme et la réalité, dure ou douce.
Oui, j’avais fantasmé des choses, et oui, peut-être trop fort pour que tu n’en ai pas conscience. Mais, ce n’était pas des fantasmes sur ce que tu allais être devenue, mais sur ce que nous allions faire. Des fantasmes sur la force de notre couple.
Enfin, je radote et ce n’est pas le but premier de ma lettre que de te remémorer ma vision de toi+moi. Et puis, tu es une femme, maintenant.
Je ne peux plus me permettre de tenter de t’embobiner avec mes théories farfelues. Tu ne t’y fais plus prendre.
Tu ne te souviens probablement pas de ce que je t’ai écrit lors d’une de nos dernières (si ce n’est la dernière) conversations sur msn avant mon retour de 2004. Je l’ai gardée (oui, ça me surprend aussi, je la traîne avec moi depuis bientôt deux ans…), alors je vais te la rappeler : tu me faisais part de tes doutes face à la relation que tu vivais avec C. Je ne savais absolument rien de lui, alors je ne pouvais que parler de toi.
(J’ai tenté d’alléger le texte, hein…)
L'appel du 19 juin dit :
Personnellement, j'ai peur que ta relation avec lui ne te change et te fasse devenir une fille comme les autres, alors que tu es par essence extraordinaire.
Sinueuse dit :
c'est touchant ce que tu me dis...
Mais tu sais, je suis fatiguée de ne pas être une fille comme les autres... Je sais plus qui je suis à force de faire semblant d'être quelqu'un
L'appel du 19 juin dit :
Tu es cecile maedonis, la plus intéressante des ingénues que j'ai connu.
Tu es toi et c'est ce qui compte.
Ne te fonds surtout pas dans la masse, vis ton individualité comme une qualité qui fait de toi une personne au-dessus des autres.
Je te vois vraiment comme ça.
La manière incongrue avec laquelle tu réagis a certaines situations est merveilleuse.
La manière que tu as d'être sans te soucier des gens autour de toi, la manière que tu as de te laisser aller dans tes faux-semblants, parfois, tout cela dépasse ce que la majorité des femmes peuvent faire.
Tu es très compliquée, c'est vrai, mais tu es à la fois toute simple.
Sinueuse dit :
mais alors pourquoi on me comprend pas?
Je veux dire, y'a pas beaucoup de gens qui savent dire ce qu'il faut
pourquoi !?
L'appel du 19 juin dit :
Parce que tu vis différemment des autres…
Avec une logique et une manière d'appréhender le monde qui peut sembler étrange pour autrui.
Enfin, c'est difficile à expliquer. Si je te voyais, je saurais peut-être un peu plus comment te le dire. Là, je ne sais pas du tout comment tu réagis derrière ton miroir.
Je ne veux pas te savoir triste.
Et puis tu es si jeune, c'est normal de ne pas toujours arriver a se situer face a tout
Sinueuse dit :
Je suis jamais triste... Je suis toujours moi c'est tout...Juste Cécile un peu paumée
L'appel du 19 juin dit :
Cécile un peu paumée… doit-elle le rester?
Il ne faut pas que tu laisses ton individualité de coté sous prétexte que cela t'empêche de te situer. Je pense que tout cela va se fixer ; qu'un jour, tu seras suffisamment à l'aise avec ta personne pour ne plus t'embêter avec tes incertitudes.
Il suffit de prendre la vie relax
Sinueuse dit :
mouais...Mais bon, tu commences à me connaître, prendre la vie avec simplicité...Je sais pas faire
Je crois que finalement, en bien peu de temps, tu as appris à prendre la vie comme elle vient. Peut-être grâce à C. ou grâce à d’autres. Je t’avouerais que cela flatterai mon ego de savoir que je t’y ai aidé, mais je ne pense pas que j’en serais là si ça avait été le cas…
Voilà. Tu as pris ton envol trop vite pour moi. Alors que j’essayais de te montrer que le monde vu du ciel était simple et magique, alors que je voulais t’apprendre à voler de tes propres ailes, que je m’en sentais la responsabilité, non pas du père, mais plutôt du frère comme je te l’ai dit un peu plus tard cet été là, toi, tu t’es envolée au sommet des montagnes, sans même que je ne m’en sois aperçu.
Normalement, dans ces cas-là, on se dit Adieu.
Pour ma part, j’hésite, même si toi, tu l’as probablement déjà fait en silence le jour du lapin que tu m’as posé à Digne (t’en souviens-tu, simplement ?). Je devrais arriver à me sortir de ce marasme, de ce nuage dépressif qui entoure ce que le ‘nous’ (toi+moi) est devenu.
‘Pourquoi cette relation ne peut-elle pas rester juste un très bon souvenir, comme elle l’était jusque là ?’
Je me le demande et je me demande si tu te le demandes.
Peut-être parce que tout ça a fini en peau de boudin, sans que je ne m’en aperçoive, sans qu’une seule personne de mon entourage n’ai eu la présence d’esprit de me signifier la fin de la relation (au sens large du terme) ‘Cécile et Nicoco’. Peut-être est-ce parce que tu étais mon secret le mieux gardé...peu de gens dans mon entourage savait cette relation.
Début juillet, suite à plusieurs mails sans réponse et un appel infructueux sur ton portable, j’ai cru enfin l’imprimer dans ma tête.
‘La relation qu’entretenaient Cécile et Nicoco repose ici en paix, dans cette cabine téléphonique de Cannes. 09/2001-07/2005 : Elle aurait pu atteindre les quatre ans, mais peut-on vraiment y inclure les derniers mois ? Elle y était déjà vacillante. Elle s’est éteinte sans préavis, sans même fournir un testament sur lequel se fier. Amen.’
Mais, je trouve dommage de finir une si belle partie de ma vie sur cette touche morbide.
Alors, comme un idiot, je tente de raviver une flamme que j’ai moi-même soufflé, dans mon aveuglement terrible.
Cette lettre, c’est ça : une dernière allumette.
Je sais qu’elle n’allumera aucun feu, et ce n’est pas son rôle.
Peut-être rallumera-t-elle certaines braises pour mieux les éteindre. Ou pour enfin les éteindre. C’est évidemment toi seule qui a les cartes en mains à partir de maintenant.
‘And it’s been on my mind...calling long distance…you sound so close, but you're such a long way from home...’ –Ray Davies
Allez, bonne nuit (pour ne pas briser les habitudes, il est 02h48) jeune femme.
Nicoco B.
Je suis en train de relire quelques bribes de nos conversades sur msn, que j’ai conservées sans même m’en souvenir sur un cd quelconque, un cd que je gardais avec moi pour tout autre chose. Les bribes ont précédé le retour du roi de 2004-2005 (le roi, c’est moi).
Et je crois avoir enfin compris l’éloignement que j’ai ressenti durant ce retour. Nous nous sommes éloignés, c’est indéniable. J’ai longtemps mis ça sur le compte de ta relation parfaite avec C., puis, j’ai mis ça sur le compte de mon propre empressement. Puis, sur notre place dans nos environnements respectifs.
Mais, ce n’était pas satisfaisant. Cela n’expliquait pas sans l’ombre d’un doute raisonnable le fait que nous soyons passés d’une relation communicative relative à une mise en sourdine totale. Cela n’expliquait pas que tu ai disparu aussi vite de ma vie.
En relisant ces messages, je crois que j’ai compris.
Je ne t’ai tout simplement pas vu grandir. Devenir Cécile, la femme. Parce que tu es une femme, maintenant.
Je sais bien que tu dois le savoir, mais je me sens obligé de l’écrire, je n’arrive pas vraiment à me l’imaginer. Tu es restée si longtemps la Cécile du lycée, à mes yeux.
Et c’est là toute mon erreur.
Tu m’as envoyé un texte, début juin 2003, un texte où tu exprimes, entre autres choses, ta crainte de me décevoir et ton incompréhension face à mes certitudes quant à nous, quant à ce que je ressentais pour toi. Je dois t’avouer qu’effectivement, je ne doutais pas de notre amour, je ne doutais nullement que toi et moi, ça pouvait être pour la vie…Pas une seule seconde, je t’assure, pas une seule fois, je me suis dit que je pouvais te décevoir. Pour ta part, tu ne m’as pas déçu. Aucunement. Quand on parle de personne aveuglée par l’amour, si jamais on devait en chercher une définition dans un dictionnaire, il est certain que l’on y verrait ma photo, fig. A : Nicoco aveuglé par son amour pour la jolie Cécile.
Parce que, ouais, je ne pensais qu’à toi, qu’à nous. Parce que pour moi, il ne s’était pas écoulé un an et demi, parce que pour moi, le monde entier s’était figé dans l’attente de nos retrouvailles et ce, depuis le 09 octobre 2001.
La première fois où nous nous sommes revus, c’était comme si je retournais au David-Neel quelques jours après ma fuite. Comme si nous n’avions pas bougés. Je n’avais pas de craintes de te décevoir, car je ne voyais pas notre séparation, mon absence physique comme étant un arbre à phantasmes. La déception ne vient que de la confrontation entre les fruits du fantasme et la réalité, dure ou douce.
Oui, j’avais fantasmé des choses, et oui, peut-être trop fort pour que tu n’en ai pas conscience. Mais, ce n’était pas des fantasmes sur ce que tu allais être devenue, mais sur ce que nous allions faire. Des fantasmes sur la force de notre couple.
Enfin, je radote et ce n’est pas le but premier de ma lettre que de te remémorer ma vision de toi+moi. Et puis, tu es une femme, maintenant.
Je ne peux plus me permettre de tenter de t’embobiner avec mes théories farfelues. Tu ne t’y fais plus prendre.
Tu ne te souviens probablement pas de ce que je t’ai écrit lors d’une de nos dernières (si ce n’est la dernière) conversations sur msn avant mon retour de 2004. Je l’ai gardée (oui, ça me surprend aussi, je la traîne avec moi depuis bientôt deux ans…), alors je vais te la rappeler : tu me faisais part de tes doutes face à la relation que tu vivais avec C. Je ne savais absolument rien de lui, alors je ne pouvais que parler de toi.
(J’ai tenté d’alléger le texte, hein…)
L'appel du 19 juin dit :
Personnellement, j'ai peur que ta relation avec lui ne te change et te fasse devenir une fille comme les autres, alors que tu es par essence extraordinaire.
Sinueuse dit :
c'est touchant ce que tu me dis...
Mais tu sais, je suis fatiguée de ne pas être une fille comme les autres... Je sais plus qui je suis à force de faire semblant d'être quelqu'un
L'appel du 19 juin dit :
Tu es cecile maedonis, la plus intéressante des ingénues que j'ai connu.
Tu es toi et c'est ce qui compte.
Ne te fonds surtout pas dans la masse, vis ton individualité comme une qualité qui fait de toi une personne au-dessus des autres.
Je te vois vraiment comme ça.
La manière incongrue avec laquelle tu réagis a certaines situations est merveilleuse.
La manière que tu as d'être sans te soucier des gens autour de toi, la manière que tu as de te laisser aller dans tes faux-semblants, parfois, tout cela dépasse ce que la majorité des femmes peuvent faire.
Tu es très compliquée, c'est vrai, mais tu es à la fois toute simple.
Sinueuse dit :
mais alors pourquoi on me comprend pas?
Je veux dire, y'a pas beaucoup de gens qui savent dire ce qu'il faut
pourquoi !?
L'appel du 19 juin dit :
Parce que tu vis différemment des autres…
Avec une logique et une manière d'appréhender le monde qui peut sembler étrange pour autrui.
Enfin, c'est difficile à expliquer. Si je te voyais, je saurais peut-être un peu plus comment te le dire. Là, je ne sais pas du tout comment tu réagis derrière ton miroir.
Je ne veux pas te savoir triste.
Et puis tu es si jeune, c'est normal de ne pas toujours arriver a se situer face a tout
Sinueuse dit :
Je suis jamais triste... Je suis toujours moi c'est tout...Juste Cécile un peu paumée
L'appel du 19 juin dit :
Cécile un peu paumée… doit-elle le rester?
Il ne faut pas que tu laisses ton individualité de coté sous prétexte que cela t'empêche de te situer. Je pense que tout cela va se fixer ; qu'un jour, tu seras suffisamment à l'aise avec ta personne pour ne plus t'embêter avec tes incertitudes.
Il suffit de prendre la vie relax
Sinueuse dit :
mouais...Mais bon, tu commences à me connaître, prendre la vie avec simplicité...Je sais pas faire
Je crois que finalement, en bien peu de temps, tu as appris à prendre la vie comme elle vient. Peut-être grâce à C. ou grâce à d’autres. Je t’avouerais que cela flatterai mon ego de savoir que je t’y ai aidé, mais je ne pense pas que j’en serais là si ça avait été le cas…
Voilà. Tu as pris ton envol trop vite pour moi. Alors que j’essayais de te montrer que le monde vu du ciel était simple et magique, alors que je voulais t’apprendre à voler de tes propres ailes, que je m’en sentais la responsabilité, non pas du père, mais plutôt du frère comme je te l’ai dit un peu plus tard cet été là, toi, tu t’es envolée au sommet des montagnes, sans même que je ne m’en sois aperçu.
Normalement, dans ces cas-là, on se dit Adieu.
Pour ma part, j’hésite, même si toi, tu l’as probablement déjà fait en silence le jour du lapin que tu m’as posé à Digne (t’en souviens-tu, simplement ?). Je devrais arriver à me sortir de ce marasme, de ce nuage dépressif qui entoure ce que le ‘nous’ (toi+moi) est devenu.
‘Pourquoi cette relation ne peut-elle pas rester juste un très bon souvenir, comme elle l’était jusque là ?’
Je me le demande et je me demande si tu te le demandes.
Peut-être parce que tout ça a fini en peau de boudin, sans que je ne m’en aperçoive, sans qu’une seule personne de mon entourage n’ai eu la présence d’esprit de me signifier la fin de la relation (au sens large du terme) ‘Cécile et Nicoco’. Peut-être est-ce parce que tu étais mon secret le mieux gardé...peu de gens dans mon entourage savait cette relation.
Début juillet, suite à plusieurs mails sans réponse et un appel infructueux sur ton portable, j’ai cru enfin l’imprimer dans ma tête.
‘La relation qu’entretenaient Cécile et Nicoco repose ici en paix, dans cette cabine téléphonique de Cannes. 09/2001-07/2005 : Elle aurait pu atteindre les quatre ans, mais peut-on vraiment y inclure les derniers mois ? Elle y était déjà vacillante. Elle s’est éteinte sans préavis, sans même fournir un testament sur lequel se fier. Amen.’
Mais, je trouve dommage de finir une si belle partie de ma vie sur cette touche morbide.
Alors, comme un idiot, je tente de raviver une flamme que j’ai moi-même soufflé, dans mon aveuglement terrible.
Cette lettre, c’est ça : une dernière allumette.
Je sais qu’elle n’allumera aucun feu, et ce n’est pas son rôle.
Peut-être rallumera-t-elle certaines braises pour mieux les éteindre. Ou pour enfin les éteindre. C’est évidemment toi seule qui a les cartes en mains à partir de maintenant.
‘And it’s been on my mind...calling long distance…you sound so close, but you're such a long way from home...’ –Ray Davies
Allez, bonne nuit (pour ne pas briser les habitudes, il est 02h48) jeune femme.
Nicoco B.
lundi, mars 13, 2006
Rêve de mariage, de lesbiennes...
...et de Marylou.
Premier Temps-Lesbiennes:
J'ai une ouverture avec Alice de "The L Word" alors que Red Forman de "that's 70 show" semble être mon père. Alice et moi sommes dans le lit que j'avais à Beynac, un lit une place, mais ça n'a pas l'air de la défriser. Je n'ose par contre pas trop lui faire de choses, parce que je n'ai rien à lui offrir.
Elle me dit qu'elle ne veut rien de moi de toutes façons, si ce n'est du sexe de temps en temps.
Deuxième Temps-GRETA:
Je rêve que je suis au GRETA à proposer que l'on produise mon CD (dans ce rêve, j'ai fait une maquette de cd). Je vois quelques types avec qui j'ai fait ma formation de projectionniste : Yohann tire sur des serpents tandis qu'Olivier et sa cliques se mettent des poulpes sur la tête. Ensuite, je me réveille (dans mon rêve) le matin pour aller au GRETA, à pieds (une quarantaine de km), et je passe par la fenêtre d'une maison dans un petit village loin de Digne-Les-Bains (la ville ou est situé le GRETA) avec une fille et son berger-pittbull qui m'aime bien. La maison est décorée un peu hippie, avec de l'encens et des machins faits mains partout. Avec l'odeur des hippies en prime. Finalement, on va au GRETA en voiture, un vieux tacot (ou bazou).
Troisième Temps-Mariage :
Puis, je suis dans un mariage, j'ai la chemise blanche que je portais pour le mariage de mon père (juillet 2000). Il y a plein de monde : Manu (mon cousin), Alice et ses copines, Marylou et ses colocataires et mon père, qui me demande depuis combien de temps je porte cette chemise, qu'il voit sale alors qu'elle est fraichement lavée (une bonne allégorie de ma perception de nos relations).
Aors moi, je me promène entre tous, avec mon t-shirt noir, ma chemise blanche et mon caleçon gris à l'envers et rien d'autre.
Après avoir suivi Alice et ses amies, je danse dans un coin gay et lesbien. On me regarde bizarrement à cause de mon caleçon, que l'on rend pour un maillot de bain.
En sortant de là, quelqu'un demande à avoir des signatures pour fare des t-shirts. Il veut que l'on signe avec des stylos rouges ou violets.
Je vais ensuite voir Marylou, qui est ailleurs, dans un coin semblable à un vestiaire. Il y a de l'huile au sol et je ne reste pas longtemps.
Le temps de me réveiller.
Il y a aussi, avant le GRETA, le rêve ou je caline une gamine dans ce qui me sert de chambre actuellement, mais je préfère ne pas trop en parler.
Sinon, j'ai trouvé ce site en cherchant des images pour mon texte. J'aime bien le trait.
Premier Temps-Lesbiennes:
J'ai une ouverture avec Alice de "The L Word" alors que Red Forman de "that's 70 show" semble être mon père. Alice et moi sommes dans le lit que j'avais à Beynac, un lit une place, mais ça n'a pas l'air de la défriser. Je n'ose par contre pas trop lui faire de choses, parce que je n'ai rien à lui offrir.
Elle me dit qu'elle ne veut rien de moi de toutes façons, si ce n'est du sexe de temps en temps.
Deuxième Temps-GRETA:
Je rêve que je suis au GRETA à proposer que l'on produise mon CD (dans ce rêve, j'ai fait une maquette de cd). Je vois quelques types avec qui j'ai fait ma formation de projectionniste : Yohann tire sur des serpents tandis qu'Olivier et sa cliques se mettent des poulpes sur la tête. Ensuite, je me réveille (dans mon rêve) le matin pour aller au GRETA, à pieds (une quarantaine de km), et je passe par la fenêtre d'une maison dans un petit village loin de Digne-Les-Bains (la ville ou est situé le GRETA) avec une fille et son berger-pittbull qui m'aime bien. La maison est décorée un peu hippie, avec de l'encens et des machins faits mains partout. Avec l'odeur des hippies en prime. Finalement, on va au GRETA en voiture, un vieux tacot (ou bazou).
Troisième Temps-Mariage :
Puis, je suis dans un mariage, j'ai la chemise blanche que je portais pour le mariage de mon père (juillet 2000). Il y a plein de monde : Manu (mon cousin), Alice et ses copines, Marylou et ses colocataires et mon père, qui me demande depuis combien de temps je porte cette chemise, qu'il voit sale alors qu'elle est fraichement lavée (une bonne allégorie de ma perception de nos relations).
Aors moi, je me promène entre tous, avec mon t-shirt noir, ma chemise blanche et mon caleçon gris à l'envers et rien d'autre.
Après avoir suivi Alice et ses amies, je danse dans un coin gay et lesbien. On me regarde bizarrement à cause de mon caleçon, que l'on rend pour un maillot de bain.
En sortant de là, quelqu'un demande à avoir des signatures pour fare des t-shirts. Il veut que l'on signe avec des stylos rouges ou violets.
Je vais ensuite voir Marylou, qui est ailleurs, dans un coin semblable à un vestiaire. Il y a de l'huile au sol et je ne reste pas longtemps.
Le temps de me réveiller.
Il y a aussi, avant le GRETA, le rêve ou je caline une gamine dans ce qui me sert de chambre actuellement, mais je préfère ne pas trop en parler.
Sinon, j'ai trouvé ce site en cherchant des images pour mon texte. J'aime bien le trait.
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